Faut-il nourrir les oiseaux du ciel toute l’année ?

Sur cette question même les ornithologues sont divisés. Avec honnêteté, nous vous 2 résumons les divergences de pensées.

Les oiseaux sont indispensables à l’écosystème et à la biodiversité et utiles à notre vie quotidienne!

En effet, ils sont utiles à l'Homme en mangeant les parasites des cultures, en mangeant les insectes nuisibles ( exemples : larves des chenilles processionnaires et de la pyrale du buis que mangent les mésanges), en disséminant les graines qui permettent aux arbres et aux végétaux d’étendre les zones de pousse, ou encore, pour les corneilles et les corbeaux, en nettoyant la nature des carcasses d'animaux morts.

POURQUOI CONTINUER À NOURRIR LES OISEAUX DU CIEL TOUTE L’ANNEE ?

  • Pour tenter de compenser la chute alarmante de toutes les espèces d’oiseaux en Europe et dans le monde depuis 30 ans et leur donner un maximum de chance de survie. Selon l'Observatoire national de la biodiversité, on estime à 30 % le déclin des oiseaux des champs entre 1989 et 2017. 275 espèces sont touchées dont 32% d’oiseaux nicheurs. Le chardonneret élégant, lui, a perdu 25% de ses effectifs en 10 ans, l’inscrivant sur la triste liste rouge des espèces menacées en France.*

Les causes sont multiples, mais l’une d’entre elles est l’utilisation des pesticides qui ont

  • Tué les insectes, retirant donc une des principales sources d’alimentation des insectivores.
  • Empoisonné des graines et des végétaux aspergés, polluant la principale source d’alimentation des granivores.

Même si nous en prenons maintenant de plus en plus conscience, nos campagnes ont subi une forte mécanisation, moins de bocages, moins de place pour la faune, la flore et la nature sauvage. Ce qui n’est pas sauvage est souvent traité et ce qui est sauvage subit les effets des pesticides par le biais du vent et de l’eau.

La moindre des choses est donc de pallier aux dégâts que les hommes ont provoqués en proposant des aliments sains et adaptés aux besoins des oiseaux.

  • Pour être un soutien tout au long de l’année face au manque de nourriture et notamment des insectes dont la population vit un déclin important du fait des pesticides
  • Pour faciliter la vie des parents oiseaux. Lors de la période des nichées, les jeunes parents, (comme les mésanges charbonnières), font parfois plus de 500 allers-retours vers le nichoir pour ramener des chenilles ou larves afin de nourrir les petits. En leur permettant des pauses sur les mangeoires avec une alimentation saine et adaptée, on permet aux parents de se rassasier et d’être en forme jusqu’au départ des juvéniles.
  • En aucun cas, cela oblige l’oiseau à venir se nourrir sur la mangeoire. Les oiseaux sont opportunistes : ils mangent ce que la nature leur propose. Lorsqu’un arbre n’a plus de baies car tous les oiseaux les ont mangées … ils changent tout simplement d’arbre. Les oiseaux sont toujours libres de venir ou pas sur les mangeoires.

De plus, les oiseaux ont un instinct qui les poussent à se nourrir d’aliments frais et vivants adaptés aux besoins du moment et à ce que leur donne la nature, ils privilégieront toujours la nature aux aliments d’appoint que nous leur proposons en dehors de l’hiver.

Si notre aide l’hiver est devenue importante, elle peut rester un soutien en dehors de cette période. Les Etats unis et la Grande Bretagne ont l’habitude de longue date, de nourrir les oiseaux toute l’année et les oiseaux ne sont devenus ni obèses, ni dépendants.

POURQUOI ARRÊTER DE NOURRIR LES OISEAUX DU CIEL A LA FIN DE L’HIVER ?

  • Pour privilégier l’instinct des oiseaux, ne pas pousser les adultes et les juvéniles à la facilité. La nature possède tout pour les nourrir en fonction des saisons et de leurs besoins physiologiques.

Ainsi en les nourrissant toute l’année, on risque de progressivement sélectionner des générations de jeunes individus dépendants de cette ressource, et qui seront défavorisés si on supprime les mangeoires.

  • Ne pas interférer dans le rythme de la nature. En général, les oiseaux entament leur période d’accouplement quand les premiers signes du printemps arrivent : la chaleur et l’ensoleillement, favorisent l’arrivée des insectes et des bourgeons et autres aliments de saison. Si les oiseaux ont de quoi se nourrir alors ils s’accouplent… Mais les nourrir « artificiellement » peut avancer la période de reproduction et donc de nidification, perturber leur rythme naturel et les faire nicher trop tôt alors que le climat n’est pas propice.

Certains ornithologues recommandent donc de suspendre notre intervention dès le début des nichées. 

  • Respecter le cycle naturel de la vie dont les jeunes de l’année sont les premières victimes. Cette impitoyable sélection est naturelle. Il serait donc contre-productif de favoriser les individus faibles ou inadaptés.

Les personnes convaincues qu’il ne faut nourrir qu’épisodiquement proposent ainsi d’attendre les premières tempêtes automnales, au cours du mois de novembre, lorsque les températures chutent subitement, pour commencer le nourrissage sans arrêt jusqu’à la fin du mois de mars et surtout d’arrêter progressivement et non brutalement.

Pourquoi arrêter de nourrir à la fin de l’hiver ? : Pour ne pas devenir indispensables aux oiseaux, pour ne pas remplacer la nature et ne rester qu’une aide épisodique.

 

BILAN :

Nourrissez un peu, beaucoup, passionnément, faites-le selon vos convictions, l’essentiel est de BIEN nourrir les oiseaux du ciel. Si vous donnez une alimentation de qualité, vous ne nuirez pas à la santé des oiseaux.

Dans tous les cas, faites-nous confiance, nous sommes très exigeants sur la qualité de nos produits.