Qui sont les auxiliaires du jardin ?

 

Les auxiliaires sont tout simplement les insectes qui vivent autour de chez vous et qui sont bénéfiques pour la nature, pour vos cultures et vos plantes !

Gratuitement, discrètement et le plus naturellement possible, les auxiliaires vont débarrasser vos potagers et massifs des autres insectes indésirables tels que les pucerons.

Retenez bien leurs noms, ce sont vos nouveaux amis :

La coccinelle : la dévoreuse de pucerons

Vous la connaissez bien et tout le monde aime cette bête du bon dieu, ses larves consomment 600 pucerons tout au long de leur croissance. Mais elle n’est pas la seule à sauver votre jardin. (Pour en savoir plus : voir article Y a-t-il de bonnes et de mauvaises coccinelles).

La coccinelle, grande prédatrice de pucerons – Auxiliaires du jardin

La chrysope : la fée protectrice de nos massifs

Délicat insecte aux ailes ciselées, elle et sa larve se régalent de centaines de pucerons, qu’elle mange durant la nuit.

Le syrphe : pollinisateur et amateur et... pucerons

Elle ressemble à une guêpe, elle a la couleur d’une guêpe mais c’est une mouche ! Avec la coccinelle et la chrysope, c’est le trio infernal pour les pucerons ! Mais les syrphes ont un petit truc en plus car ils se nourrissent du miellat et du nectar des fleurs et donc … ils pollinisent votre jardin !

Les pemphrédons : l'ennemi des cicadelles

Sorte de petite guêpe noire toute fine qui fait un sort aux pucerons et autres cicadelles qui sucent la sève de nos végétaux.

Le bourdon terrestre : un pollinisateur qui a le moral

Le premier insecte déjà dehors dès février pour polliniser les premières fleurs. La reine tentera rapidement de dénicher un espace assez grand pour y installer 400 à 500 bourdons qui veilleront sur les fleurs de vos framboisiers, fraisiers, tomates, aubergines et autres plants de votre potager.

L’osmie ou abeille solitaire : l'amie des arbres fruitiers

Elle butine et donc pollinise les fleurs des arbres fruitiers et se servira du pollen et du nectar récoltés pour faire un stock de nourriture pour ses petits. Il y en 35 sortes rien qu’en France.

Le carabe : le protecteur du verger

C’est un coléoptère et l’ami du verger. Il est redoutable pour dénicher les larves du balanin des noisettes, ainsi que les chenilles du carpocapse des pommes et des poires.

L’abeille domestique : la championne des pollinisatrices

Elle assure à elle seule 85% de la pollinisation des plantes à fleurs. Elle est donc indispensable. Sans elle, pas de reproduction chez les fleurs. Tout le pollen récolté servira à nourrir ses larves. C’est un des premiers insectes à se réveiller de l’hiver.

L’aphidius : un amie insecte un peu cruelle !

Méconnue cousine des guêpes, bien plus petite et bien plus discrète, c’est une sacrée cruelle. Sa tactique pour se débarrasser des pucerons c’est de pondre un œuf directement dans leur corps. Sa larve aura donc toute la nourriture désirée sur place et le puceron mourra lentement.

Le staphylin odorant : le nettoyeur du verger

Petit coléoptère noir, il émet une mauvaise odeur lorsqu’il est en danger d’où son nom. Certains sont nécrophages et se nourrissent de cadavres, d'autres apprécient particulièrement les mousses et les champignons, d'autres encore se régalent de divers insectes, de larves, de gastéropodes, de mouches (notamment la mouche du chou), de chenilles et de vers. Il est moche mais bien utile !

Les guêpes : efficaces et méthodiques tueuses de nuisibles

Bon, celles-ci ont les aiment moins parce qu’elles piquent et qu’elles s’incrustent lors de nos pique-niques. Mais elles sont de redoutables prédateurs de certains insectes. Certaines d’entre elles pondent leurs œufs dans les pucerons et les chenilles et beaucoup sont des pollinisatrices occasionnelles. La guêpe solitaire peut ainsi capturer 1500 pucerons durant sa courte vie et la guêpe sociale mange 1000 mouches et 1000 chenilles.

La sauterelle verte : la croqueuse de doryphores

A ne pas confondre avec les criquets et les grillons. Avec ses puissantes mâchoires, elle s’attaque aux insectes nuisibles pendant vos étés. Son régime alimentaire est composé de pucerons, de mouches, de chenilles et même de larves de doryphores dont elle consomme parfois l’adulte, ce qui en fait un des rares prédateurs de cette espèce exotique envahissante.

Le perce oreille ou forficule : nocturne et gourmand

Celui-là, on ne l’aime pas trop pourtant certains sont prédateurs des psylles (insectes piqueur-suceurs qui s’attaquent à nos plantes), de pucerons, d’acariens et de cochenilles et en général on ne les croise pas trop puisqu’ils travaillent surtout la nuit et se régalent du lanigère, un puceron qui sévit sur les pommiers. Et en aucun cas il ne viendra vous piquer les oreilles !

Les calosomes : même pas peur des chenilles processionnaire du pin et du chêne !

Aux beaux reflets métalliques, ce sont des coléoptères et de précieux complices car ils n’ont pas peur des chenilles processionnaires du pin et du chêne et ils les mangent !!!

Les libellules : les élégantes chasseuses de moustiques

Bien utiles quand on a une mare ou un bassin car ces demoiselles attrapent les moustiques au vol ! Les larves, elles, mangent les têtards ce qui est pas mal non plus.

Les punaises : gastronomes avec une préférence pour les acariens

Mauvaise réputation là aussi, pourtant certaines sont prédatrices des psylles, de pucerons, d’acariens, de cochenilles.

L’ichneumon : qui pond dans les chenilles...

Pas bien connu mais efficace puisque la femelle pond ses œufs dans le corps des chenilles.

Il y a aussi le téléphore fauve, le géophyle un très moche mille pattes qui s’attaquent aux vers parasites des cultures, le cloporte qui consomme de préférence des débris végétaux et des cadavres de petits animaux ou l’épeire qui est une araignée qui capture dans sa toile bon nombre de ravageurs volants.

La plupart de ces petites bestioles, et il y en a encore tellement, ne sont pas les plus belles, ni les plus sympathiques…

Mais toute le monde n’a pas la chance d’être aussi sexy que les coccinelles….

Pourtant maintenant, vous les regarderez d’un autre œil sachant qu’ils aident à protéger et embellir votre jardin et votre potager et comme vous aimez les oiseaux elles seront aussi de merveilleux encas pour vos amis à plumes !

Une nature variée, des fleurs, des buissons, des arbres, un potager, de vieilles branches qui vont trainer dans un coin pendant l’hiver, un point d’eau pour parfaire le tout.

C’est un jardin idéal, pour que la biodiversité trouve chez vous un bel équilibre.

Toutes ces petites bestioles seront ravies que vous les aidiez à trouver un endroit sympa pour hiverner et protéger leurs petits : Natures Market vous propose de très jolis nichoirs et hôtels à abeilles !! cliquez sur ce lien : je loge les auxiliaires de vie